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🐦 Faits divers 23 octobre 2026 Bruit 54%

À Toulouse, une locataire de 87 ans vit volets fermés depuis six ans à cause des fientes de pigeons ; son bailleur social a saisi un médiateur.

Au **Mirail**, à Toulouse, **Dolorès Robles**, 87 ans, garde ses volets fermés depuis six ans à cause des fientes de pigeons sur son balcon. Son bailleur, **Toulouse Métropole Habitat**, reconnaît les nuisances, dit qu'un locataire deux étages au-dessus est soupçonné de nourrir les oiseaux, a sollicité un médiateur et évoque un contentieux si cela échoue. Une seule enquête de terrain (La Dépêche), reprise par Midi Libre : pas de split.

À Toulouse, une locataire de 87 ans vit volets fermés depuis six ans à cause des fientes de pigeons ; son bailleur social a saisi un médiateur.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Dolorès Robles, 87 ans, réside au 3 rue Ferdinand Laulanié dans le quartier du Mirail à Toulouse, où elle verse un loyer mensuel de 480 euros à Toulouse Métropole Habitat.

- Depuis six ans, cette octogénaire garde les volets de son balcon scellés en raison d'une accumulation constante de fientes de pigeons.

- Selon le bailleur, un locataire vivant deux étages au-dessus de Dolorès Robles est soupçonné de nourrir les pigeons (elle évoque le voisin du troisième étage, qui ne les chasse pas), entretenant ainsi la présence des volatiles.

- Une pétition initiée par une voisine il y a dix-huit mois n'a pas permis de faire évoluer la situation.

📍 **CONTEXTE**:

- Opérée chirurgicalement il y a cinq ans, la résidente ne dispose plus que de la moitié de ses capacités broncho-pulmonaires et souffre d'un état dépressif lié à cet isolement.

- Son fils Laurent lui apporte un soutien quotidien et effectue des démarches mensuelles auprès de l'organisme de logement social.

- En France, la réglementation municipale et le règlement sanitaire départemental prévoient des contraventions pouvant atteindre 450 euros contre le nourrissage des oiseaux sauvages.

👥 **ACTEURS**:

- **Dolorès Robles et son fils Laurent** : réclament des interventions concrètes, telles qu'une avancée de structure sur la façade pour dévier les déjections, ainsi qu'une régulation de la population de pigeons.

- **Toulouse Métropole Habitat** : le bailleur social confirme l'existence des désagréments mais indique que la problématique excède son strict périmètre d'intervention, tout en rappelant la pose d'équipements dissuasifs et l'interdiction formelle de nourrir la faune dans le règlement intérieur.

📊 **ENJEUX**:

- **Salubrité et santé publique** : risques microbiologiques et respiratoires accrus pour une personne à la santé pulmonaire fragilisée.

- **Cadre juridique du logement social** : complexité d'action pour un organisme privé ou public face aux incivilités commises au sein des parties privatives des locataires.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Éventualité de contrôles par les services municipaux d'hygiène pour appliquer la sanction réglementaire de 450 euros.

- Étude technique par le bailleur d'aménagements de protection architecturale sur les balcons exposés.

Contexte

Les conflits liés à la surpopulation de pigeons en milieu urbain rappellent les difficultés récurrentes de gestion de la faune synanthrope dans les grands ensembles construits dans les années 1960-1970.

Pourquoi c'est important

Ce cas met en lumière l'impuissance fréquente des locataires et bailleurs face aux nuisances aviaires urbaines et aux litiges de voisinage. Pour les résidents vulnérables, l'absence d'outils de coercition rapide transforme des incivilités répétées en véritables préjudices sanitaires et psychologiques.

Acteurs clés

  • Dolorès Robles — Locataire du Mirail âgée de 87 ans
    Exige une intervention sur la structure de son balcon pour stopper les déjections.
  • Laurent — Fils de la résidente
    Accompagne sa mère et démarche le bailleur social chaque mois.
  • Toulouse Métropole Habitat — Bailleur social gérant la résidence
    Soutient faire son possible mais met en avant les contraintes architecturales et juridiques.

Chiffres clés

  • 480 € — Loyer mensuel (La Dépêche du Midi)
  • 6 ans — Volets fermés depuis (La Dépêche / Midi Libre)
  • 450 € — Montant amende nourrissage (La Dépêche du Midi)
  • un an et demi — Pétition de voisins lancée il y a (La Dépêche)
  • plus d'un an — Pétition de voisins lancée il y a (Midi Libre)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : En l'absence d'action coercitive sur le nourrissage ou d'aménagement de façade, la santé de la locataire continuera de se détériorer et le conflit de voisinage s'enlisera.

Scénario de Rupture : Une intervention des services d'hygiène de la mairie de Toulouse associée à des travaux de protection du balcon par Toulouse Métropole Habitat rétablit l'usage du logement.

Questions fréquentes

Pourquoi la locataire vit-elle volets fermés à Toulouse ?

Depuis six ans, Dolorès Robles, 87 ans, garde fermés les volets donnant sur un de ses balcons, couvert de fientes de pigeons, pour éviter les nuisances olfactives (La Dépêche).

Quelle est la position du bailleur Toulouse Métropole Habitat ?

Toulouse Métropole Habitat reconnaît les nuisances, estime que la prolifération des pigeons « dépasse largement son périmètre d'intervention », dit avoir tenté de joindre le voisin soupçonné (appels, visites, courriers recommandés), avoir sollicité un médiateur extérieur, et prévoit « une procédure en contentieux » si cela n'aboutit pas (déclaration à La Dépêche).

Que risque une personne qui nourrit les pigeons en ville ?

Selon La Dépêche et Midi Libre, le nourrissage des pigeons est interdit par le règlement sanitaire départemental ; l'infraction est une contravention de troisième classe pouvant aller jusqu'à 450 €.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM