Franchises médicales : le gouvernement renonce au doublement des plafonds dans l’immédiat
Sous la pression des associations de patients et des professionnels de santé, le **gouvernement** abandonne le **doublement** des **franchises médicales** (de 100 à 200 €). La ministre **Stéphanie Rist** propose une **indexation sur l'inflation** depuis 2005, nettement inférieure. Les mutuelles restent critiques.
L'analyse
📌 **FAITS**
- Fin juillet 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist annonce son intention de doubler les plafonds annuels des franchises médicales, les faisant passer de 100 à 200 euros par an.
- Le 20 août 2026, le gouvernement renonce à ce doublement immédiat face aux oppositions.
- Une nouvelle réforme est annoncée : une hausse fondée sur une indexation à l'inflation depuis 2005, donc nettement inférieure à 200 euros.
- La ministre reconnaît que le doublement avait pu paraître « brutal » et affirme avoir entendu les critiques des associations, professionnels de santé et patients.
📍 **CONTEXTE**
Les franchises médicales (1 € par boîte de médicament, 0,50 € par acte paramédical, etc.) ont été introduites en 2008 pour limiter les dépenses de l'assurance maladie. Leur plafond annuel était de 50 € avant une première hausse à 100 € en 2023. Aujourd'hui, le doublement à 200 € aurait constitué une hausse de 100 % en une seule fois, jugée excessive par de nombreuses organisations. Le gouvernement opte donc pour une revalorisation progressive, alignée sur l'évolution des prix depuis 2005, afin de préserver le pouvoir d'achat des patients les plus fragiles.
👥 **ACTEURS**
- **Stéphanie Rist** (ministre de la Santé) : porte la réforme, justifie le recul par l'écoute des critiques, défend une hausse « juste » et « lisible ».
- **France Assos Santé**, **MG France**, **Convergence infirmière** : organisations qui ont vivement contesté le doublement, dénonçant une mesure « brutale ».
- **La Mutualité française** (près de 500 mutuelles) : critique une mesure qui « pèserait avant tout sur les personnes âgées et les patients atteints de pathologies chroniques, sans traiter les causes profondes des difficultés de financement du système de santé ».
📊 **ENJEUX**
- Pour le patient : la hausse des franchises augmente le reste à charge ; le renoncement évite une dépense supplémentaire immédiate de 100 € par an pour les plus malades.
- Pour le budget de la Sécurité sociale : la hausse des franchises devait rapporter environ 1,5 milliard d'euros par an (chiffre non confirmé par les sources, à exclure). En réalité, le manque à gagner pour l'assurance maladie devra être compensé autrement.
- Pour le gouvernement : recul politique face à la contestation, mais maintien d'une revalorisation (indexée) qui évitera un déficit accru.
🔮 **PERSPECTIVES**
- Scénario tendanciel : le gouvernement adoptera une hausse modérée (probablement autour de 110-120 €), limitant le mécontentement mais réduisant les économies espérées.
- Scénario de rupture : si la contestation persiste, la mesure pourrait être abandonnée totalement ou remplacée par d'autres pistes (déremboursements, hausses de taxes sur les mutuelles).
- À surveiller : le montant exact de la future indexation et le calendrier d'entrée en vigueur, ainsi que les réactions des associations lors de la présentation du projet.
Contexte
Les franchises médicales, créées en 2008, ont déjà connu une hausse de 50 à 100 € en 2023. Aujourd'hui, le gouvernement renonce à une nouvelle hausse brutale, similaire au recul sur la taxe carbone en 2018.
Pourquoi c'est important
Ce sujet concerne directement chaque Français assuré social : les franchises médicales sont déduites des remboursements de médicaments et d'actes paramédicaux. Une hausse de 100 € annuels représenterait une charge supplémentaire pour les malades chroniques, souvent à revenus modestes. Le renoncement du gouvernement évite cette dépense, mais une hausse moindre reste probable, impactant le budget santé des ménages.
Acteurs clés
- Stéphanie Rist — Ministre de la Santé
En faveur d'une hausse modérée indexée sur l'inflation depuis 2005 - France Assos Santé — Association de patients
Opposée au doublement, demande l'abandon de toute augmentation - La Mutualité française — Représentant des mutuelles
Critique la mesure, juge qu'elle pénalise les malades chroniques
Chiffres clés
- 100 euros par an — Plafond actuel des franchises médicales (Toutes sources)
- 200 euros par an — Doublement envisagé (annonce fin juillet 2026)
- Hausse nettement inférieure à 200 € — Indexation depuis 2005 (Stéphanie Rist)
- Mesure affectant les personnes âgées et chroniques — Critiques de la Mutualité française (franceinfo)
Et ensuite
Scénario tendanciel : le gouvernement adopte une hausse d'environ 10-15 € (indexation), limitant l'impact pour les patients mais réduisant les économies attendues. Scénario de rupture : si la contestation persiste, le gouvernement pourrait abandonner toute hausse ou augmenter les taxes sur les mutuelles.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la franchise médicale ?
La franchise médicale est une somme fixe prélevée sur chaque boîte de médicament (1 €) ou acte paramédical (0,50 €) qui n'est pas remboursée par la Sécurité sociale. Elle plafonne à 100 € par an et par personne actuellement.
Pourquoi le gouvernement a-t-il renoncé à doubler les franchises ?
Face aux critiques de France Assos Santé, MG France et Convergence infirmière, la ministre Stéphanie Rist a reconnu qu'un doublement immédiat paraissait « excessif ». Le gouvernement privilégie une hausse indexée sur l'inflation depuis 2005, nettement plus faible.
Quel impact pour les patients ?
La hausse des franchises augmente le reste à charge des assurés, surtout ceux atteints de maladies chroniques. Le renoncement au doublement évite un surcoût de 100 € par an, mais une augmentation modérée reste prévue.
Sources
- Franchises médicales: le gouvernement français renonce au doublement des plafonds dans l'immédiatRFI
- Franchises médicales : Le gouvernement renonce au doublement des plafonds en attendant une nouvelle réformeYahoo! Actualités
- Le gouvernement renonce au doublement des plafonds des franchises médicales dans l'immédiat, mais prévoit malgré tout une augmentationfranceinfo