Le graffeur Nacle attaque le maire de Besançon, qui a fait effacer sa fresque
Le graffeur **Nacle** a déposé plainte contre **Ludovic Fagaut**, maire LR de Besançon, pour dégradation et entrave à la création artistique. L'élu avait fait effacer sa fresque dénonçant la légitime défense des policiers, réalisée sur un **mur d'expression libre**.
L'analyse
📌 **FAITS**:
Le 20 septembre 2026, l'artiste Nacle réalise une fresque sur un mur d'expression libre situé sur le site de la Malcombe à Besançon. L'œuvre représente un CRS accompagné des inscriptions « La police tue » et « Non au permis de tuer », citant également les noms de Malik Oussekine, Zyed, Bouna et Rémi Fraisse. Le 22 septembre, environ deux heures après la diffusion des clichés sur les réseaux sociaux par l'artiste, le maire de Besançon Ludovic Fagaut (LR) fait effacer le mural. En contre-attaque, Nacle peint au même emplacement la phrase « Où est Charlie ? ». Le mardi 3 novembre, l'artiste dépose plainte visant le maire par le biais de son avocat Me Pierre Brunisso.
📍 **CONTEXTE**:
La fresque s'inscrivait en réaction contre une proposition de loi sur la présomption de légitime défense des forces de l'ordre. L'effacement s'est produit sur un espace traditionnellement alloué à la création urbaine libre sans avertissement préalable de la municipalité. Parallèlement, l'artiste fait l'objet d'une convocation au commissariat pour outrage à la suite d'une plainte déposée séparément par le préfet du Doubs.
👥 **ACTEURS**:
- **Nacle** (artiste graffeur) : conteste le retrait de son travail et refuse d'inscrire sa démarche dans l'autocensure.
- **Ludovic Fagaut** (maire LR de Besançon) : visé par la plainte pour « destruction de bien d'autrui et entrave concertée à la liberté de création artistique ».
- **Me Pierre Brunisso** (avocat de Nacle) : soutient que l'œuvre participe au débat public national et qu'un maire n'a pas à sélectionner les fresques selon leur orientation politique.
- **Le préfet du Doubs** : à l'origine d'une plainte pour outrage visant l'artiste.
📊 **ENJEUX**:
L'affaire remet en question les limites de l'autorité municipale sur les zones autorisées au graff. Elle met en opposition le droit d'expression artistique, garanti par la loi, et l'incrimination d'outrage envers des personnes dépositaires de l'autorité publique.
🔮 **PERSPECTIVES**:
Les suites judiciaires devront déterminer si la qualification d'entrave artistique prévaut sur les accusations d'outrage. Nacle a d'ores et déjà indiqué réserver ses créations ultérieures à des espaces strictement privés.
Contexte
Cette affaire fait écho aux controverses régulières en France sur le retrait municipal de fresques militantes peintes dans l'espace public.
Pourquoi c'est important
Ce dossier touche directement à l'exercice de la liberté d'expression dans l'espace public. Il pose le cadre juridique des prérogatives d'un maire face à des messages militants peints sur des espaces municipaux de libre expression.
Acteurs clés
- Nacle — Artiste graffeur
Auteur de la fresque contestée et plaignant pour entrave à la liberté artistique. - Ludovic Fagaut — Maire LR de Besançon
Visé par la plainte pour avoir fait effacer l'œuvre sur le site de la Malcombe. - Me Pierre Brunisso — Avocat de Nacle
Conseil juridique de l'artiste dénonçant un arbitrage municipal d'opinion.
Chiffres clés
- 20 septembre 2026 — Date de création de la fresque (L'Est Républicain / Mediapart)
- environ 2 heures — Délai avant effacement (Mediapart)
- 3 novembre 2026 — Date du dépôt de plainte de Nacle (Mediapart)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Le classement de la plainte de l'artiste incitera les street artistes à éviter les murs municipaux d'expression libre. Scénario de Rupture : Une condamnation du maire établira une jurisprudence protégeant les œuvres sur murs tolérés contre les effacements unilatéraux.
Questions fréquentes
Pourquoi le graffeur Nacle attaque-t-il le maire de Besançon ?
Nacle a déposé plainte contre le maire Ludovic Fagaut pour dégradation et entrave à la liberté de création artistique après que la mairie a fait effacer sa fresque peinte sur un mur d'expression libre.
Quel était le sujet de la fresque effacée à Besançon ?
L'œuvre représentait un CRS avec le message « La police tue » et s'opposait à la proposition de loi étendant la légitime défense des forces de l'ordre.
Sources
- *Le graffeur Nacle attaque le maire de Besançon, qui a fait effacer sa fresque* (nouvelle fenêtre)Mediapart
- *Besançon. Effacement de la fresque « La police tue » : Nacle porte plainte contre le maire Ludovic Fagaut* (nouvelle fenêtre)L'Est Républicain
- @lestrepublicain: L'artiste Nacle porte plainte contre le maire de Besançon pour destruction de bien d'autrui et entrave concertée à la liberté de création artistique (nouvelle fenêtre)@lestrepublicain
- @LEstRepBesac: L'artiste Nacle porte plainte contre Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, pour destruction de bien d'autrui et entrave concertée à la liberté de création artistique (nouvelle fenêtre)@LEstRepBesac