PRISM
🏫 Politique 27 octobre 2026 Bruit 42%

Philippe Baptiste affirme que « le droit au blocage n'existe pas » et que « le travail doit reprendre lundi ».

Interrogé mardi 27 octobre sur France 2, le ministre de l'Enseignement supérieur **Philippe Baptiste** a déclaré que « **le droit au blocage n'existe pas** » et que « le travail doit reprendre lundi » 2 novembre, au lendemain des **annonces gouvernementales** (Parcoursup transformé puis remplacé en 2028, 28 élèves maximum en seconde, 15 000 places). L'intersyndicale jeunesse juge ces annonces insuffisantes et appelle à se mobiliser samedi 31 octobre et jeudi 5 novembre.

Philippe Baptiste affirme que « le droit au blocage n'existe pas » et que « le travail doit reprendre lundi ».

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a déclaré le mardi 27 octobre 2026 sur France 2 que « le travail doit reprendre lundi », estimant que le droit au blocage n'existe pas dans le droit français.

- Le gouvernement a annoncé le lundi 26 octobre 2026 un plan de réponses aux revendications : remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028, plafond de 28 élèves par classe de seconde, refonte des emplois du temps, 15 000 places de plus dans le supérieur, prêt de 4 milliards d'euros de l'État aux régions pour rénover collèges et lycées et un milliard supplémentaire pour les universités (Le Parisien). Philippe Baptiste précise que Parcoursup ne sera « pas une suppression mais une transformation profonde ».

- L'Intersyndicale jeunesse (Fage, Union étudiante, Unef, Union syndicale lycéenne) a rejeté ces annonces jugées insuffisantes et maintenu son mot d'ordre de mobilisation pour obtenir 10 milliards d'euros et 250 000 places universitaires.

- Sophie Vénétitay (Snes-FSU) appelle à « amplifier la grève en vue du 5 novembre » ; les organisations de jeunesse appellent aussi à manifester samedi 31 octobre.

📍 **CONTEXTE**:

- Les blocus et manifestations dans les lycées et universités durent depuis plus d'un mois à l'échelle nationale.

- La controverse juridique et politique s'articule autour du conflit entre le droit de manifester/grève et le droit à l'éducation ou la continuité du service public.

👥 **ACTEURS**:

- **Philippe Baptiste** (Ministre de l'Enseignement supérieur) : Exige la fin des blocus et la reprise du travail tout en affirmant vouloir poursuivre les discussions avec les syndicats.

- **Édouard Geffray** (Ministre de l'Éducation nationale) : Assure que les engagements financiers et réformes promises ne sont pas « des promesses en l'air ».

- **Intersyndicale jeunesse & Snes-FSU** : Rejettent le calendrier gouvernemental, réclament 10 mesures chiffrées à 10 Md€ et appellent au durcissement des actions jusqu'au 5 novembre.

📊 **ENJEUX**:

- **Impact direct** : Interruption des cours pour des milliers d'élèves et d'étudiants, fermetures d'établissements ou bascule en distanciel contestée.

- **Enjeu financier et structurel** : 15 000 places annoncées contre 250 000 réclamées ; revendications chiffrées à 10 Md€ par l'intersyndicale.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Test de mobilisation décisif d'ici le lundi 2 novembre pour le retour en classe requis par le ministère.

- Risque d'escalade lors de la journée nationale de grève annoncée pour le jeudi 5 novembre 2026.

Contexte

Ce mouvement s'inscrit dans la continuité des contestations contre la sélection à l'université et Parcoursup depuis 2018, ravivant le débat récurrent sur le droit de blocage des services publics.

Pourquoi c'est important

Cette crise touche directement le quotidien des lycéens, étudiants et familles confrontés aux fermetures d'établissements et aux perturbations des cours. Le débat oppose la continuité du droit à étudier à la légitimité du droit de protestation des usagers du service public.

Acteurs clés

  • Philippe Baptiste — Ministre de l'Enseignement supérieur
    Exige le retour en classe lundi et réaffirme l'absence de droit au blocage.
  • Édouard Geffray — Ministre de l'Éducation nationale
    Défend les annonces du 26 octobre et assure qu'elles seront tenues.
  • Sophie Vénétitay — Secrétaire générale du Snes-FSU
    Appelle au durcissement et à l'élargissement de la grève.

Chiffres clés

  • 4 Md€ — Prêt de l'État aux régions pour rénover collèges et lycées (Le Parisien)
  • 1 Md€ — Enveloppe supplémentaire pour les universités (Le Parisien)
  • 15 000 — Places supplémentaires dans le supérieur (Le Parisien / Le Figaro)
  • 28 — Plafond d'élèves en seconde (Le Parisien)
  • 10 Md€ — Coût des revendications de l'intersyndicale jeunesse (20 Minutes)
  • 250 000 — Places universitaires réclamées (20 Minutes)

Et ensuite

Les journées du samedi 31 octobre et du jeudi 5 novembre 2026 diront si les annonces du 26 octobre et l'appel du ministre à reprendre lundi 2 novembre suffisent à faire refluer la mobilisation.

Questions fréquentes

Quelle est la position du gouvernement sur les blocus des établissements ?

Philippe Baptiste a dit sur France 2 qu'il existe un droit à manifester mais que « le droit au blocage n'existe pas », qu'il y a « un droit à étudier », et que « le travail doit reprendre lundi », tout en voulant poursuivre les discussions.

Quelles sont les mesures annoncées par le gouvernement pour mettre fin à la crise ?

Le 26 octobre, le gouvernement a annoncé une « évolution forte » de Parcoursup en 2027 puis son remplacement en 2028 (Baptiste parle d'une « transformation profonde », pas d'une suppression), 28 élèves maximum en seconde, 15 000 places de plus dans le supérieur, un prêt de 4 milliards d'euros de l'État aux régions pour rénover collèges et lycées et un milliard supplémentaire pour les universités, selon Le Parisien.

Pourquoi les syndicats étudiants et lycéens poursuivent-ils le mouvement ?

Les organisations jugent les annonces insuffisantes face à leurs revendications estimées à 10 milliards d'euros, comprenant la création de 250 000 places universitaires, l'arrêt de la sélection et la réforme des bourses.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM