La police interpelle deux dirigeants des Gilets jaunes et verbalise trente manifestants à Paris.
Le samedi 7 novembre 2026, la police a interpellé **Benjamin Ball** et **Azelma Sigaux**, deux figures des **Gilets jaunes**, devant l'Assemblée nationale. Une trentaine de personnes rassemblées place de la Concorde ont été verbalisées de **135 euros** pour non-respect de l'arrêté d'interdiction préfectoral.
L'analyse
📌 **FAITS**: Le 7 novembre 2026, Benjamin Ball (membre de la coordination) et Azelma Sigaux (porte-parole des Gilets jaunes) ont été interpellés devant l'Assemblée nationale et placés en garde à vue au commissariat du XVIIe arrondissement. En parallèle, place de la Concorde, la police a encerclé une trentaine de personnes pour procéder à des contrôles et les verbaliser d'une amende de 135 euros chacune pour non-respect de l'arrêté préfectoral.
📍 **CONTEXTE**: La coordination des Gilets jaunes avait maintenu son appel à manifester sur la place de la Concorde, un lieu jugé hautement symbolique à proximité des institutions, malgré un arrêté d'interdiction pris par la préfecture de police. Les autorités avaient invité les participants à se joindre au cortège intersyndical autorisé défilant entre la place de la République et la place de la Nation.
👥 **ACTEURS**: Les deux figures interpellées contestent le périmètre d'action judiciaire. Leur avocat, Me David Libeskind, a précisé qu'ils n'ont pas été arrêtés sur le lieu du rassemblement et a déposé une plainte pénale contre le préfet de police Patrice Faure. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déployé 70 000 policiers et gendarmes pour protéger les centres-villes, tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une conférence sociale sur les salaires pour le lundi suivant à Matignon.
📊 **ENJEUX**: L'enjeu direct pour les participants réside dans l'application systématique de l'amende forfaitaire de 135 euros lors des rassemblements interdits. Sur le plan judiciaire, l'affaire remet en question les conditions d'interpellation des organisateurs en dehors du périmètre strict de la manifestation.
🔮 **PERSPECTIVES**: Les suites données aux gardes à vue par le parquet et l'examen de la plainte contre le préfet détermineront la réponse institutionnelle face aux actions de désobéissance civile, alors que le gouvernement tente de réorienter le dialogue vers la conférence sociale de Matignon.
Contexte
Ce mouvement fait écho à la mobilisation des Gilets jaunes qui a compté 484 jours de contestation entre novembre 2018 et mars 2020.
Pourquoi c'est important
Ce sujet illustre le durcissement du maintien de l'ordre face aux rassemblements non déclarés dans la capitale. Pour le citoyen, tout rassemblement maintenu malgré un arrêté d'interdiction préfectoral expose immédiatement chaque participant à une amende forfaitaire de 135 euros et ses organisateurs à des poursuites pénales.
Acteurs clés
- Benjamin Ball — Membre de la coordination des Gilets jaunes
Organisateur du rassemblement place de la Concorde - Azelma Sigaux — Porte-parole des Gilets jaunes
Co-organisatrice interpellée devant l'Assemblée nationale - Me David Libeskind — Avocat des figures des Gilets jaunes interpellées
Défenseur des organisateurs et auteur d'une plainte contre le préfet - Laurent Nuñez — Ministre de l'Intérieur
Responsable du dispositif de sécurité et de protection des centres-villes
Chiffres clés
- 2 — Gilets jaunes interpellés et placés en GAV (Préfecture de Police / Le Parisien)
- 30 — Manifestants verbalisés place de la Concorde (Préfecture de Police)
- 135 € — Montant de l'amende forfaitaire (Préfecture de Police)
- 70 000 — Forces de l'ordre mobilisées sur le territoire (Ministère de l'Intérieur)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Multiplication des verbalisations forfaitaires à 135 € et poursuites ciblant les organisateurs de rassemblements non déclarés afin de dissuader la désobéissance civile.
Scénario de Rupture : Désamorçage des tensions sociales lors de la conférence sociale du lundi à Matignon par des annonces sur les salaires, accompagné d'un classement sans suite des poursuites.
Questions fréquentes
Pourquoi deux figures des Gilets jaunes ont-elles été interpellées ?
Benjamin Ball et Azelma Sigaux ont été interpellés devant l'Assemblée nationale et placés en garde à vue pour avoir appelé à une manifestation interdite place de la Concorde.
Quelle sanction ont reçue les participants au rassemblement place de la Concorde ?
Une trentaine de participants regroupés par les forces de l'ordre ont fait l'objet d'une amende forfaitaire de 135 euros pour non-respect de l'arrêté préfectoral d'interdiction.
Sources
- *Manifestations du 7 novembre : deux chefs de file des Gilets jaunes interpellés à Paris et placés en garde à vue* (nouvelle fenêtre)Le Parisien
- *Colère sociale : 360 personnes interpellées en France* (nouvelle fenêtre)Le Figaro
- *Manifestations du 7 novembre : deux chefs de file des Gilets jaunes placés en garde à vue* (nouvelle fenêtre)CNews
- Gilets jaunes frappés : le procès des CRS (nouvelle fenêtre)franceinfo
- Gilets jaunes : les manifestations un an après (nouvelle fenêtre)L'info du vrai - CANAL+
- « Et ce ne sont pas les Gilets jaunes » - Jérôme Rodrigues (nouvelle fenêtre)Tocsin et 2 autre(s)
- GILETS JAUNES : faut-il craindre un retour et des débordements ? (nouvelle fenêtre)SPICA LIFE
- Éric Drouet, une figure des gilets jaunes, a été interpellé à Paris (nouvelle fenêtre)BFMTV
- Des gilets jaunes ont mis en place une barricade pour faire face aux forces de l'ordre (nouvelle fenêtre)BFMTV
- Gilets Jaunes : la nouvelle stratégie policière - L'Info du Vrai du 02/05 - CANAL+ (nouvelle fenêtre)L'info du vrai - CANAL+
- Agression de policiers lors de manifestations des gilets jaunes (nouvelle fenêtre)Alternative Police