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🏭 Économie 29 juillet 2026 Bruit 86%

La liquidation judiciaire de l'usine Fibre Excellence à Tarascon supprime 270 emplois directs.

Le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé ce 29 juillet la **liquidation judiciaire** de l'usine Fibre Excellence de Tarascon, entraînant la suppression de **270 emplois directs**. Une offre de reprise de Matthieu Pigasse a été rejetée. Un sursis est accordé pour le site de Saint-Gaudens, où **670 salariés** sont menacés.

La liquidation judiciaire de l'usine Fibre Excellence à Tarascon supprime 270 emplois directs.

L'analyse

📌 **FAITS**: Le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé le 29 juillet 2026 la liquidation judiciaire de l'usine Fibre Excellence de Tarascon (Bouches-du-Rhône). L'offre de reprise du financier Matthieu Pigasse a été rejetée car les conditions suspensives n'étaient pas levées. Un industriel anonyme a déposé une lettre d'intention pour le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) avec une caution de 2 millions d'euros, obtenant un sursis jusqu'à fin août. Les 270 salariés de Tarascon perdent leur emploi ; les 400 de Saint-Gaudens sont dans l'attente. Les salariés occupent les deux sites depuis plusieurs jours.

📍 **CONTEXTE**: Fibre Excellence, leader français de la pâte à papier, avait été placé en redressement judiciaire fin avril 2026 après le retrait de son actionnaire indonésien Jackson Wijaya, qui avait injecté près de 300 millions d'euros sans parvenir à redresser l'entreprise. Le passif de l'usine de Tarascon atteint 105 millions d'euros. L'État s'était dit prêt à accompagner une offre sérieuse via un relèvement de 20 % du prix d'achat de l'électricité et une augmentation de la fourniture de bois par l'ONF, mais ces conditions n'ont pas été remplies.

👥 **ACTEURS**: Le tribunal de commerce de Toulouse (juge Sébastien Oustric) a requis la liquidation partielle. Le ministre de l'Industrie Roland Lescure a jugé l'offre de Pigasse « pas au niveau ». Matthieu Pigasse conditionnait sa reprise à un effort de l'État sur trois sujets : coût de l'électricité, approvisionnement en bois ONF et quotas carbone. Les syndicats (CGT) dénoncent un « calcul politicien » et appellent à la mobilisation.

📊 **ENJEUX**: Pour les 270 salariés de Tarascon, c'est une perte d'emploi immédiate dans une zone déjà fragilisée. Pour Saint-Gaudens, l'avenir dépend de la capacité du repreneur anonyme à présenter un plan de financement solide d'ici fin août. L'enjeu industriel est la survie de la filière papetière française, confrontée à des coûts énergétiques élevés et à une concurrence internationale. Le contribuable est concerné par le coût potentiel des mesures de soutien de l'État.

🔮 **PERSPECTIVES**: Scénario tendanciel : liquidation totale si le repreneur de Saint-Gaudens échoue, avec 670 emplois supprimés. Scénario de rupture : un plan de reprise crédible pour Saint-Gaudens pourrait sauver 400 emplois, mais Tarascon est définitivement perdu. L'État pourrait renforcer son aide si un nouvel investisseur se manifeste, mais le précédent Pigasse montre que les conditions sont strictes.

Contexte

Similaire à la liquidation de l'usine de pâte à papier de Chapelle Darblay en 2020, qui avait également vu l'État refuser un soutien jugé trop coûteux.

Pourquoi c'est important

Cette liquidation illustre la fragilité de l'industrie papetière française face à la concurrence internationale et aux coûts énergétiques. Pour le contribuable, elle pose la question du soutien de l'État à des filières stratégiques. Pour les salariés, c'est une perte d'emploi dans une région déjà touchée par la désindustrialisation.

Acteurs clés

  • Matthieu Pigasse — Financier et candidat à la reprise
    Son offre a été rejetée car les conditions suspensives n'étaient pas levées.
  • Roland Lescure — Ministre de l'Industrie
    A jugé l'offre de Pigasse insuffisante et appelle à des repreneurs sérieux.
  • Sébastien Oustric — Procureur au tribunal de commerce de Toulouse
    A requis la liquidation partielle de Tarascon et un sursis pour Saint-Gaudens.

Chiffres clés

  • 270 — Salariés de Tarascon (La Croix, BFMTV, Challenges)
  • 670 — Salariés totaux menacés (actu.fr, Challenges)
  • 105 millions d'euros — Passif de l'usine de Tarascon (La Croix)
  • 300 millions d'euros — Montant injecté par Jackson Wijaya (La Croix, BFMTV)
  • 2 millions d'euros — Caution pour Saint-Gaudens (BFMTV, Challenges)

Et ensuite ?

Scénario Tendanciel : si le repreneur anonyme de Saint-Gaudens échoue à présenter un plan de financement d'ici fin août, les 670 emplois seront supprimés. Scénario de Rupture : un investisseur solide pourrait sauver Saint-Gaudens, mais Tarascon est définitivement perdu. L'État pourrait renforcer son soutien à la filière papetière via des aides ciblées, mais le précédent Pigasse montre une volonté de ne pas subventionner sans garanties.

Questions fréquentes

Pourquoi l'offre de Matthieu Pigasse a-t-elle été rejetée ?

Le tribunal de commerce de Toulouse a jugé que les conditions suspensives n'étaient pas levées, notamment les engagements de l'État sur le coût de l'électricité, l'approvisionnement en bois et les quotas carbone. Le ministre Roland Lescure a estimé que l'offre n'était « pas au niveau ».

Quel est l'avenir du site de Saint-Gaudens ?

Un industriel anonyme a déposé une lettre d'intention avec une caution de 2 millions d'euros, obtenant un sursis jusqu'à fin août pour présenter un plan de financement. Si ce plan est validé, les 400 emplois de Saint-Gaudens pourraient être sauvés.

Combien de salariés sont concernés par la liquidation ?

270 salariés de l'usine de Tarascon perdent leur emploi immédiatement. Au total, 670 emplois directs sont menacés si le site de Saint-Gaudens n'est pas repris.

Sources

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