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🏫 Politique 27 octobre 2026 Bruit 12%

34 % des élèves du CE2 au CM2 déclarent avoir subi une violence sexuelle à l'école, 42 % en CE2, selon la DEPP

Selon une enquête de la **DEPP** (service statistique de l'Éducation nationale) publiée le mardi 27 octobre 2026, **34 % des élèves** de CE2, CM1 et CM2 **déclarent** avoir subi au moins une forme de **violence sexuelle** à l'école, et **42 % en CE2**. L'enquête a été menée au printemps 2025 auprès de **11 200 élèves** d'écoles publiques et privées sous contrat ; elle ne précise pas l'âge des auteurs.

34 % des élèves du CE2 au CM2 déclarent avoir subi une violence sexuelle à l'école, 42 % en CE2, selon la DEPP

L'analyse

📌 **FAITS**:

Selon une enquête nationale de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) publiée le mardi 27 octobre 2026, 34 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 affirment avoir subi au moins une forme de violence sexuelle dans leur établissement scolaire. Dans le détail, 22 % des sondés citent des tentatives de baisers ou d'attouchements sans accord, et 22 % rapportent des actes de voyeurisme dans les sanitaires. La vulnérabilité s'avère particulièrement marquée chez les plus jeunes : 42 % des élèves de CE2 se déclarent victimes de ces agissements. Au-delà du volet sexuel, 36 % des écoliers font part de violences fréquentes (mises à l'écart à 48 %, insultes à 43 %, bousculades à 38 %).

📍 **CONTEXTE**:

L'étude a été réalisée au printemps 2025 auprès de 11 200 élèves scolarisés dans des écoles publiques et privées sous contrat. La parution de ces chiffres coïncide avec une vive tension politique : le poste de Défenseur des enfants est vacant depuis trois mois, alors même que François-Noël Buffet a pris ses fonctions de Défenseur des droits. En réponse, 54 personnalités publiques ont signé un appel urgent pour pourvoir ce poste d'ici la Journée internationale des droits de l'enfant le 20 novembre.

👥 **ACTEURS**:

- **La DEPP (Éducation nationale)** : Service statistique ayant formalisé le diagnostic à partir des déclarations des élèves.

- **Les élèves victimes** : Filles et garçons touchés dans des proportions équivalentes. Seuls 37 % des enfants victimes ont parlé des violences subies, s'adressant d'abord à leurs parents (60 %), à leur enseignant (54 %) ou à leurs amis (41 %).

- **Le collectif des 54 personnalités** : Acteurs de la société civile réclamant une « autorité indépendante » pour porter la voix des enfants.

📊 **ENJEUX**:

- **Le silence des victimes** : Plus de six enfants sur dix subissant des violences n'en réfèrent à aucun adulte ou pair, exposant un déficit d'écoute dans le cadre scolaire.

- **La sécurisation des espaces aveugles** : La récurrence du voyeurisme dans les sanitaires (22 %) remet en question la surveillance matérielle des locaux.

- **La cyberviolence naissante** : 19 % des élèves sont visés par des attaques en ligne (messages désagréables pour 16 %, diffusion non consentie de photos ou messages pour 7 %).

🔮 **PERSPECTIVES**:

La pression s'accroît sur le gouvernement pour désigner sans délai le Défenseur des enfants avant le 20 novembre 2026. Sur le plan pédagogique, les données de la DEPP doivent servir de base à la révision des protocoles de signalement et de prévention des violences sexistes et sexuelles dès le premier degré.

Contexte

Cette publication s'inscrit dans le suivi national du climat scolaire instauré par l'Éducation nationale, marquant la première mesure d'ampleur sur les violences sexuelles spécifiquement déclarées par les élèves de 8 à 10 ans.

Pourquoi c'est important

Cette étude établit pour la première fois avec des données officielles l'ampleur des agressions physiques et morales subies dès l'école élémentaire. Pour le lecteur et les parents, elle dévoile une zone d'insécurité majeure (les toilettes scolaires) et montre que près des deux tiers des victimes gardent le silence, nécessitant un renforcement des dispositifs d'écoute au sein des établissements.

Acteurs clés

  • DEPP (Éducation nationale) — Direction de la statistique du ministère
    Auteur de l'enquête réalisée auprès de 11 200 élèves du CE2 au CM2.
  • Collectif de 54 personnalités publiques — Signataires d'un appel pour l'enfance
    Réclament la désignation urgente d'un Défenseur des enfants vacant depuis 3 mois.
  • François-Noël Buffet — Défenseur des droits
    Récemment installé à la tête de l'institution abritant le secrétariat de l'enfance.

Chiffres clés

  • 42 % — Élèves de CE2 déclarant au moins une violence sexuelle à l'école (DEPP (via AFP))
  • 34 % — Élèves de CE2 à CM2 déclarant au moins une violence sexuelle à l'école (DEPP (via AFP))
  • 22 % / 29 % — Tentative de baiser, toucher ou caresse sans accord (CE2-CM2 / CE2) (DEPP (via AFP))
  • 22 % / 28 % — Voyeurisme dans les toilettes (CE2-CM2 / CE2) (DEPP (via AFP))
  • 37 % — Victimes d'au moins une violence (tous types) qui en ont parlé à quelqu'un (DEPP (via AFP))
  • 11 200 — Élèves interrogés (DEPP (via AFP))

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Si aucune mesure spécifique n'est prise dans les sanitaires et les cours de récréation, le sous-signalement persistera pour 63 % des enfants victimes.

Scénario de Rupture : Désignation d'un Défenseur des enfants avant le 20 novembre 2026 et mise en place d'un plan ministériel d'aménagement des locaux et de formation des enseignants.

Questions fréquentes

Quelle part des élèves de primaire déclare des violences sexuelles à l'école ?

Selon la DEPP, 34 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l'école ; la proportion atteint 42 % en CE2. Ce sont des déclarations d'élèves recueillies par questionnaire au printemps 2025.

Quelles atteintes sont les plus citées ?

Sur l'ensemble des élèves de CE2 à CM2, 22 % disent que quelqu'un a essayé de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord, et 22 % déclarent du voyeurisme dans les toilettes. En CE2, ces proportions sont de 29 % et 28 %. Filles et garçons sont touchés dans des proportions comparables.

Les enfants victimes en parlent-ils ?

Parmi les élèves victimes d'au moins une violence, quel qu'en soit le type, 37 % disent en avoir parlé à quelqu'un : d'abord à leurs parents (60 %), puis à leur enseignant (54 %) ou à leurs amis (41 %). Ce chiffre ne porte pas sur les seules violences sexuelles.

Sources

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