Les parents de la petite Inass jugés à Blois pour torture et barbarie, 39 ans après la découverte de son corps.
Le procès de **Halima El Bakhti** et **Ahmed Touloub** s'est ouvert devant la **cour d'assises de Blois**, trente-neuf ans après la découverte de la « **petite martyre de l'A10** ». Identifiés en 2018 grâce à l'**ADN**, les parents encourent la **réclusion criminelle à perpétuité**.
L'analyse
📌 **FAITS**: Le 11 août 1987, deux agents d'entretien découvrent la dépouille mutilée d'Inass, 4 ans, au bord de l'autoroute A10 à Suèvres (Loir-et-Cher). Malgré un appel à témoins international, la fillette demeure anonyme durant trois décennies. En juin 2018, un prélèvement ADN effectué sur son frère dans une procédure distincte permet d'identifier la victime et d'interpeller ses parents. Le 2 novembre 2026, leur procès s'ouvre à la cour d'assises de Blois.
📍 **CONTEXTE**: Après deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997, l'enquête avait été relancée sans succès immédiat par l'émission *Témoin N°1* en 1993. Le croisement des empreintes génétiques via le FNAEG en 2018 et la confirmation des poursuites par la Cour de cassation en septembre 2024 permettent aujourd'hui la tenue de l'audience.
👥 **ACTEURS**: La mère, Halima El Bakhti (72 ans), répond d'actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le père, Ahmed Touloub (74 ans), est poursuivi pour complicité. Des associations de protection de l'enfance, dont Enfance et Partage représentée par Me Agathe Morel, se sont constituées parties civiles.
📊 **ENJEUX**: Le procès doit établir la qualification exacte des violences subies et éclairer les circonstances de ce drame intrafamilial resté hors d'atteinte de la justice pendant 39 ans.
🔮 **PERSPECTIVES**: L'audience, placée sous le label « procès sensible », est programmée jusqu'au 18 novembre 2026. Les débats visent à obtenir des explications sur le rôle respectif de chacun des deux accusés.
Contexte
L'affaire s'inscrit dans la lignée des dossiers criminels non élucidés débloqués des décennies plus tard par l'usage du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).
Pourquoi c'est important
Ce procès illustre le rôle clé de la génétique et du fichier FNAEG pour élucider des crimes anciens restés sans auteur connu. Il montre comment des investigations criminelles peuvent aboutir devant la justice près de quarante ans après les faits.
Acteurs clés
- Halima El Bakhti — Mère d'Inass, accusée principale
Jugée pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. - Ahmed Touloub — Père d'Inass, co-accusé
Jugé pour complicité de violences et d'actes de torture. - Agathe Morel — Avocate de l'association Enfance et Partage
Représente la partie civile pour porter la mémoire de la fillette.
Chiffres clés
- 11 août 1987 — Découverte du corps (Gendarmerie nationale)
- Juin 2018 — Identification génétique (FNAEG)
- 31 ans — Durée de l'anonymat (Dossier judiciaire)
- 72 et 74 ans — Âge des accusés au procès (Cour d'assises de Blois)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Les débats devant la cour d'assises de Blois jusqu'au 18 novembre 2026 débouchent sur un verdict fixant les responsabilités pénales des deux accusés.
Scénario de Rupture : L'absence de déclarations claires des accusés à la barre laisse indéterminé le déroulement exact des violences commises en 1987.
Questions fréquentes
Qui était la petite martyre de l'A10 ?
Inass Touloub était une fillette de 4 ans dont le corps mutilé a été retrouvé le 11 août 1987 au bord de l'autoroute A10 à Suèvres. Son identité n'a été établie qu'en 2018.
Que risquent les accusés lors du procès de Blois ?
Sa mère Halima El Bakhti et son père Ahmed Touloub encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner et complicité.
Comment l'affaire a-t-elle été résolue après 31 ans d'anonymat ?
L'identification a été permise en 2018 grâce au prélèvement ADN du frère d'Inass dans une procédure judiciaire distincte, qui a révélé une correspondance dans le FNAEG.
Sources
- *Procès de la petite martyre de l’A10 : "Pratiquement un cas d’anthropophagie "… Quarante ans après la mort d’Inass, ses parents encourent la réclusion criminelle à perpétuité* (nouvelle fenêtre)Midi Libre
- *"Inass a quatre ans pour l'éternité": le procès de la petite martyre de l'A10 s'ouvre, 39 ans après les faits* (nouvelle fenêtre)BFMTV
- @afpfr: La fin d'une interminable attente : les parents d'Inass Touloub, fillette de quatre ans retrouvée m… (nouvelle fenêtre)@afpfr
- @BFMTV: Procès de la martyre de l'A10: l'audience commence, les accusés donnent leurs noms et prénoms (nouvelle fenêtre)@BFMTV
- @BFMTV: Procès de la martyre de l'A10: six hommes et quatre femmes tirés au sort pour être jurés (nouvelle fenêtre)@BFMTV
- @TF1Info: "Comment en arrive-t-on à un tel degré de barbarie ?" : un village partie civile au procès des pare… (nouvelle fenêtre)@TF1Info
- @lecho_fr: Le procès des parents d’Inass Touloub, dont le corps meurtri avait été découvert en bordure de l’A1… (nouvelle fenêtre)@lecho_fr
- @NRBlois: Après 40 ans d’attente, Suèvres se prépare au procès de la petite martyre de l’A10 (nouvelle fenêtre)@NRBlois