Le Sénat relance la controverse sur l'acétamipride en intégrant une dérogation limitée dans la loi d'urgence agricole.
Le **Sénat** examine ce 29 juin 2026 une **dérogation** pour l'**acétamipride**, un **néonicotinoïde** interdit en France. Limitée aux **betteraves** et **noisettes**, soumise à l'**Anses**, la mesure ravive l'opposition entre le **gouvernement** (opposé) et des **scientifiques** alertant sur les risques **sanitaires** et **environnementaux**.
L'analyse
📌 **FAITS** : Le 29 juin 2026, le Sénat commence l'examen du projet de loi d'urgence agricole. Un amendement du sénateur LR Laurent Duplomb propose de réautoriser à titre dérogatoire l'acétamipride et le flupyradifurone, deux néonicotinoïdes interdits en France depuis 2016. Les dérogations sont limitées dans le temps, soumises à un avis de l'Anses et restreintes aux filières noisette et betterave. Le gouvernement s'oppose à cette mesure. Un article séparé interdit l'importation de denrées contenant des résidus de pesticides interdits dans l'UE.
📍 **CONTEXTE** : En 2016, la France interdit les néonicotinoïdes en raison de leur toxicité pour les abeilles et la santé humaine. En 2025, la loi Duplomb avait tenté une réintroduction similaire, censurée par le Conseil constitutionnel. Aujourd'hui, le Sénat retente avec une version juridiquement retravaillée.
👥 **ACTEURS** : - **Laurent Duplomb** (sénateur LR) : défend la dérogation pour préserver la compétitivité des filières betterave et noisette face aux pays européens qui utilisent ces pesticides. - **Le gouvernement** : s'oppose à la mesure. - **Scientifiques et médecins** : rappellent la persistance de l'acétamipride dans l'environnement (eau, sol) et sa présence dans le corps humain (sang, urines, sperme, liquide céphalorachidien d'enfants). - **Majorité sénatoriale (droite et extrême droite)** : soutient l'amendement.
📊 **ENJEUX** : Pour le citoyen, cette dérogation pourrait exposer les consommateurs à des résidus de pesticides interdits, posant un risque sanitaire. Pour les agriculteurs, c'est un enjeu de compétitivité. Le débat oppose santé publique et intérêts économiques. La crédibilité des institutions démocratiques est en jeu, comme le souligne une tribune dans Le Monde.
🔮 **PERSPECTIVES** : Si la dérogation est adoptée, elle pourrait être de nouveau censurée par le Conseil constitutionnel. L'Union européenne pourrait aussi réagir. Le suivi de l'avis de l'Anses sera crucial.
Contexte
Similaire à la censure de la loi Duplomb en 2025 par le Conseil constitutionnel.
Pourquoi c'est important
Pour le lecteur, ce débat concerne directement la qualité des aliments et la cohérence des politiques environnementales. Il illustre le conflit entre la promesse de santé publique et la pression des lobbies agricoles. La décision du Sénat influencera la confiance dans les institutions.
Acteurs clés
- Laurent Duplomb — Sénateur LR
Favorable à la dérogation pour l'acétamipride - Gouvernement — Exécutif
Opposé à la mesure - Scientifiques et médecins — Experts
Opposés, alertent sur les risques
Chiffres clés
- 29 juin 2026 — Date d'examen au Sénat (20 Minutes / Huffington Post)
- Acétamipride et flupyradifurone — Substances concernées (20 Minutes)
- Betterave et noisette — Filières ciblées (20 Minutes)
- 2016 — Interdiction initiale des néonicotinoïdes (Huffington Post)
- Été 2025 — Censure de la loi Duplomb (Huffington Post)
Et ensuite ?
Scénario Tendanciel : la dérogation est adoptée, soumise à un avis de l'Anses, puis possiblement censurée à nouveau par le Conseil constitutionnel. Scénario de Rupture : l'opposition du gouvernement et des scientifiques fait échouer l'amendement, renforçant la position française d'interdiction au niveau européen.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'acétamipride ?
L'acétamipride est un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France depuis 2016 en raison de sa toxicité pour les abeilles et des risques pour la santé humaine.
Pourquoi cette dérogation est-elle controversée ?
Elle divise entre ceux qui y voient une nécessité pour la compétitivité agricole et ceux qui dénoncent un recul sanitaire et environnemental, après une première tentative censurée par le Conseil constitutionnel en 2025.
Quels secteurs agricoles seraient concernés ?
Les filières betterave et noisette, qui souffrent de la concurrence européenne où ces pesticides sont autorisés.