La mère de la fillette retrouvée sur l'A10 avoue des violences et risque la perpétuité.
Devant la cour d'assises du Loir-et-Cher, la **mère d'Inass Touloub**, retrouvée morte en 1987 sur l'**autoroute A10**, a reconnu des gifles mais affirmé ne plus se souvenir des **morsures et mutilations** constatées par les experts légistes.
L'analyse
📌 **FAITS**
Au cinquième jour du procès devant la cour d'assises du Loir-et-Cher à Blois, Halima El Bakhti (72 ans) a été interrogée sur les maltraitances infligées à sa fille Inass, âgée de 4 ans lors de son décès. L'accusée a reconnu avoir giflé et frappé l'enfant, tout en répétant « je ne me rappelle plus » concernant la vingtaine de morsures, les fractures et les mutilations graves relevées par la médecine légiste. Elle a raconté que le 11 août 1987, l'enfant est morte dans la voiture lors du trajet vers le Maroc, avant que son époux, Ahmed Touloub (74 ans), ne dépose le corps enveloppé d'une couverture au bord de l'A10.
📍 **CONTEXTE**
Le corps de la « petite inconnue de l'A10 » a été découvert le 11 août 1987 à Suèvres. L'affaire est restée non élucidée pendant plus de trente ans, jusqu'à l'interpellation des parents en 2018 permise par des comparaisons d'empreintes génétiques (ADN). L'instruction a révélé qu me l'enfant n'avait jamais été scolarisée ni suivie par un médecin, contrairement à ses frères et sœurs.
👥 **ACTEURS**
- **Halima El Bakhti** (72 ans) : Mère d'Inass, poursuivie pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. À la barre, elle exprime des regrets confus tout en imputant à son mari une absence de protection.
- **Ahmed Touloub** (74 ans) : Père d'Inass, jugé pour complicité. Son interrogatoire a été différé dans l'attente d'une expertise neurologique.
- **Parties civiles et experts** : Les médecins légistes confirment des violences répétées ayant entraîné une période d'agonie, tandis que l'association *Enfance et partage* est représentée par Me Rodolphe Costantino.
📊 **ENJEUX**
La cour d'assises doit démêler la répartition exactes des responsabilités au sein du couple parental et qualifier juridiquement les violences subies par la fillette. Le débat porte sur la frontière entre le déni de mémoire invoqué par la mère et la réalité des mutilations documentées par les rapports autopsiques.
🔮 **PERSPECTIVES**
Le procès se poursuit à Blois avec l'audition attendue du père et les réquisitions du ministère public. Les accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Contexte
La découverte le 11 août 1987 du corps d'une fillette non identifiée sur l'autoroute A10 à Suèvres a constitué l'un des faits divers les plus marquants de la fin du XXe siècle en France, resté impuni jusqu'à la reprise des analyses génétiques en 2018.
Pourquoi c'est important
Ce procès illustre le rôle déterminant des progrès de la génétique médicale pour élucider des crimes anciens restés sans auteur identifié. Il met aussi en lumière les failles d'isolement social qui ont permis l'occultation totale de l'existence et des maltraitances d'un enfant pendant plusieurs années.
Acteurs clés
- Halima El Bakhti — Mère d'Inass Touloub
Accusée de torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. - Ahmed Touloub — Père d'Inass Touloub
Accusé de complicité de torture et actes de barbarie. - Me Rodolphe Costantino — Avocat de la partie civile
Représentant de l'association Enfance et partage.
Chiffres clés
- 11 août 1987 — Date de découverte du corps (Cour d'assises du Loir-et-Cher)
- 4 ans — Âge de la victime au décès (Rapport médico-légal)
- 2018 — Année d'interpellation par ADN (Enquête judiciaire)
- Réclusion criminelle à perpétuité — Peine maximale encourue (Code pénal)
Et ensuite
À l'issue des débats et des réquisitions prévues à Blois, le verdict de la cour d'assises fixera la peine des deux parents et posera une jurisprudence sur la qualification d'actes de barbarie dans des affaires criminelles résolues plusieurs décennies après les faits.
Questions fréquentes
De quoi les parents d'Inass Touloub sont-ils accusés ?
La mère Halima El Bakhti est jugée pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et le père Ahmed Touloub pour complicité.
Comment les accusés ont-ils été identifiés après 31 ans ?
Les parents ont été identifiés et interpellés en 2018 grâce à des recoupements d'empreintes ADN réalisées sur les vêtements et les restes de la fillette.
Sources
- *"Martyre de l'A10" : au procès, la mère peine à expliquer les sévices sur sa fille* (nouvelle fenêtre)Yahoo! Actualités
- *"Petite martyre de l'A10" : "Je n'étais pas une bonne mère, Inass n'a rien vécu à part le cauchemar", confie l'accusée* (nouvelle fenêtre)ICI par France Bleu
- [PODCAST] Enfant martyre de l'A10 : comment l'ADN a mis fin au mystère (nouvelle fenêtre)Le Parisien
- La petite martyre de l'A10 : 31 ans pour découvrir son identité | Affaire Inass Touloub (nouvelle fenêtre)France 3 Centre-Val de Loire
- "Petite martyre de l'A10" : le procès impossible ?|TF1 INFO (nouvelle fenêtre)TF1 INFO
- "Martyre de l'A10" : Le procès des parents d'Inass Touloub (nouvelle fenêtre)M6 Info
- Ahmed Touloub, le père de la "petite martyre de l'A10", va-t-il être jugé ? (nouvelle fenêtre)France 3 Centre-Val de Loire
- Procès de la "petite martyre de l'A10" : la mère d'Inass Touloub s'effondre en plein procès (nouvelle fenêtre)France 3 Centre-Val de Loire
- Qui est Halima El Bakhti, mère d'Inass Touloub, la "petite martyre de l'A10" ? (nouvelle fenêtre)France 3 Centre-Val de Loire
- Torturée, tuée, abandonnée… Qui était la petite martyre de l’A10 ? (nouvelle fenêtre)Le Figaro