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🧬 Science 4 novembre 2026 Bruit 42%

Marine Tondelier demande la légalisation du dépistage chromosomique embryonnaire après y avoir recouru à l'étranger.

**Marine Tondelier**, candidate des Écologistes, a raconté le 2 novembre sur X avoir eu recours en Belgique au **DPI-A**, un test chromosomique des embryons interdit en France. Elle l'avait déjà dit en juin dans un podcast d'ICI. Elle soutient une **proposition de loi transpartisane** déposée le 13 octobre. Le 4 novembre, la ministre de la Santé **Stéphanie Rist** s'est dite favorable « à titre personnel » à cette légalisation.

Marine Tondelier demande la légalisation du dépistage chromosomique embryonnaire après y avoir recouru à l'étranger.

L'analyse

📌 **FAITS**:

- Le 13 octobre 2026, la députée Constance de Pélichy (Liot) a déposé une proposition de loi transpartisane visant à autoriser le diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A) en France.

- Le 2 novembre 2026, Journée mondiale de la fertilité, Marine Tondelier, candidate écologiste à la présidentielle, a raconté sur X avoir eu recours à cet examen en Belgique après trois ans de parcours PMA non fructueux et plusieurs fausses couches. Elle l'avait déjà dit le 25 juin dans le podcast ICI « Gamètes ».

- Le 4 novembre 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist s'est dite favorable « à titre personnel » au DPI-A et a renvoyé le débat aux lois de bioéthique.

- Sur 5 embryons analysés à l'étranger pour la dirigeante politique, 3 présentaient des anomalies chromosomiques et 2 se sont révélés viables.

📍 **CONTEXTE**:

- En France, le DPI classique est strictement réservé aux couples porteurs d'une maladie génétique grave et spécifique identifiée (ex. mucoviscidose).

- Le DPI-A, qui analyse l'ensemble des chromosomes d'un embryon à 5 ou 6 jours de développement pour détecter des anomalies non héréditaires (aneuploïdies comme la trisomie 21), reste prohibé par la loi de bioéthique.

👥 **ACTEURS**:

- **Marine Tondelier** : Candidate des Écologistes, elle s'appuie sur son témoignage personnel pour réclamer la fin des souffrances inutiles des couples.

- **Constance de Pélichy** : Députée Liot du Loiret, initiatrice du texte de loi visant une première lecture début décembre 2026.

- **Stéphanie Rist (ministre de la Santé)** : favorable à titre personnel. Elle attend les travaux du CCNE et veut que le débat ait lieu dans le cadre des lois de bioéthique.

📊 **ENJEUX**:

- **Médical et financier** : Sur 88 000 tentatives de FIV réalisées chaque année en France, environ 65 000 se soldent par un échec. Le recours au DPI-A à l'étranger représente un coût d'au moins 10 000 euros non remboursé.

- **Éthique** : Le débat oppose la réduction des fausses couches et du nomadisme médical aux craintes de dérive vers la sélection embryonnaire ou l'eugénisme.

🔮 **PERSPECTIVES**:

- Les porteuses du texte ciblent la semaine transpartisane de la première semaine de décembre 2026 à l'Assemblée nationale pour obtenir un premier examen parlementaire.

Contexte

Jusqu'à présent, les révisions successives des lois de bioéthique en France ont maintenu une distinction stricte entre le DPI ciblant une maladie génétique rare et le screening chromosomique global (DPI-A). Aujourd'hui, cela signifie que les patientes françaises effectuant des FIV doivent se rendre à l'étranger pour accéder à cette technologie.

Pourquoi c'est important

Ce sujet touche à la prise en charge médicale de l'infertilité et au statut éthique de l'embryon en France. La légalisation du DPI-A permettrait d'analyser le nombre de chromosomes des embryons avant leur implantation en FIV pour éviter des fausses couches répétées. Pour les couples concernés, cela éviterait des mobilités médicales coûteuses à l'étranger.

Acteurs clés

  • Marine Tondelier — Candidate des Écologistes à l'élection présidentielle
    Favorable à la légalisation immédiate du DPI-A en France
  • Constance de Pélichy — Députée (Liot) du Loiret
    Auteure de la proposition de loi transpartisane autorisant le DPI-A
  • Stéphanie Rist — Ministre de la Santé
    Favorable à titre personnel. Veut que le sujet soit débattu au Parlement dans le cadre des lois de bioéthique, à la lumière des travaux du CCNE.

Chiffres clés

  • 65 000 sur 88 000 — Taux d'échec annuel des FIV (Le Progrès)
  • ≥ 10 000 € — Coût moyen du DPI-A à l'étranger (Le Progrès)
  • 13 octobre 2026 — Date de dépôt de la proposition de loi (Assemblée nationale (PPL n° 3314))
  • 2 novembre 2026 — Post X de Marine Tondelier (X @marinetondelier)

Et ensuite

Si la proposition de loi est adoptée en décembre 2026, les centres de PMA français pourront procéder au comptage chromosomique des embryons, réduisant potentiellement le nombre de tentatives infructueuses. Si le texte est rejeté ou ajourné, les couples continueront de financer ce parcours en Belgique ou en Espagne à leurs frais.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le DPI-A et en quoi diffère-t-il du DPI classique ?

Le DPI classique recherche une maladie génétique héréditaire spécifique déjà identifiée chez les parents. Le DPI-A vérifie l'intégralité du nombre de chromosomes de l'embryon pour détecter des anomalies fortuites (aneuploïdies) cause de fausses couches ou d'échecs de FIV.

Pourquoi le DPI-A est-il actuellement interdit en France ?

La législation française de bioéthique limite le diagnostic préimplantatoire à la recherche de pathologies transmissibles d'une particulière gravité, afin de prévenir le risque de sélection embryonnaire non médicale.

Combien coûte le recours au DPI-A à l'étranger pour un couple français ?

Un parcours incluant le DPI-A dans un pays voisin comme la Belgique coûte au moins 10 000 euros, une dépense entièrement à la charge des patients en l'absence de prise en charge par la Sécurité sociale.

Sources

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