Nice : le parquet ouvre une enquête en flagrance pour violences aggravées après les rixes impliquant l'ultradroite le 24 octobre
Le **parquet de Nice** a ouvert une **enquête en flagrance** pour violences aggravées imputées à la mouvance d'**ultradroite**, après les rixes du samedi 24 octobre dans le centre-ville, où la manifestation contre la vie chère était interdite. Le parquet compte 59 gardes à vue, dont 11 personnes susceptibles d'appartenir à l'ultradroite et neuf mineurs ; trois manifestants ont été légèrement blessés.
L'analyse
**Les faits.** Le 24 octobre, des militants d'ultradroite ont convergé vers le cortège interdit du centre-ville de Nice ; des rixes ont éclaté et trois manifestants ont été légèrement blessés, selon les sapeurs-pompiers.
**Le bilan judiciaire.** Le parquet de Nice compte 59 gardes à vue, dont neuf mineurs (le plus jeune a 15 ans selon France 3), pour 63 interpellations. Parmi elles, 11 personnes « susceptibles d'appartenir à la mouvance d'ultradroite », interpellées dans deux véhicules avec des masques, des gants, des gazeuses et des matraques ; cinq étaient connues des services de police (BFMTV). Quinze personnes ont été convoquées devant le tribunal de police (Nice-Matin).
**L'enquête.** Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a ouvert une enquête en flagrance, confiée au SLPJ des Alpes-Maritimes, pour violences aggravées imputées à la mouvance d'ultradroite ; les images de la journée doivent être exploitées (BFMTV).
**Ce qui reste discuté.** La Dépêche et BFMTV décrivent des manifestants pacifiques agressés ; France 3 juge impossible de déterminer qui a déclenché les rixes. La préfecture parle d'une centaine de militants d'ultradroite, La Dépêche d'une cinquantaine.
Contexte
Le 24 octobre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a relevé la présence de militants d'ultradroite à Nice et à Montpellier.
Pourquoi c'est important
Ce dossier touche directement la sécurité publique et le droit de manifester pacifiquement en ville. La réaction rapide de l'institution judiciaire vise à réprimer les violences de rue et à prévenir toute surenchère milicienne.
Acteurs clés
- Damien Martinelli — Procureur de la République de Nice
A ouvert une enquête en flagrance pour violences aggravées - Préfecture des Alpes-Maritimes — Autorité administrative
Avait interdit les rassemblements dans le centre-ville
Chiffres clés
- 3 — Blessés légers parmi les manifestants (Sapeurs-pompiers (BFMTV, La Dépêche))
- 63 — Interpellations à Nice (France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur)
- 59, dont 9 mineurs — Gardes à vue à Nice (Parquet de Nice (BFMTV, France 3))
- 11 (inclus dans le total) — Interpellés susceptibles d'appartenir à l'ultradroite (Parquet de Nice (BFMTV))
- 15 — Convocations devant le tribunal de police (Nice-Matin)
- environ 100 — Militants d'ultradroite présents (préfecture) (Préfecture des Alpes-Maritimes)
- environ 50 — Militants d'ultradroite présents (presse) (La Dépêche)
- 450 — Forces de l'ordre mobilisées à Nice (Préfecture des Alpes-Maritimes)
Et ensuite
Scénario Tendanciel : Multiplication des escarmouches ciblées lors des mouvements sociaux si les groupuscules ne sont pas judiciairement neutralisés. Scénario de Rupture : Prise de décrets de dissolution administrative ciblés par le ministère de l'Intérieur accompagnés de renforcements policiers systématiques.
Questions fréquentes
Pourquoi le parquet de Nice a-t-il ouvert une enquête ?
Pour violences aggravées imputées à la mouvance d'ultradroite lors des rixes du 24 octobre dans le centre-ville.
Qui enquête ?
Le SLPJ des Alpes-Maritimes, saisi par le procureur Damien Martinelli en flagrance.
Combien de gardes à vue ?
59, dont 11 personnes susceptibles d'appartenir à l'ultradroite et neuf mineurs ; 15 personnes convoquées devant le tribunal de police.
Sources
- Mobilisation du 24 octobre: le parquet de Nice ouvre une enquête contre la mouvance d'ultradroite après l'agression de manifestants (nouvelle fenêtre)BFMTV
- Manifestation du 24 octobre à Nice: 59 personnes placées en garde à vue, dont neuf mineurs (nouvelle fenêtre)BFMTV
- 59 gardes à vue, 15 personnes convoquées devant le tribunal de police, enquête sur les violences aggravées d'un groupe de l'ultra-droite à Nice (nouvelle fenêtre)Nice-Matin
- Manifestation du 24 octobre : 63 personnes interpellées à Nice, dont une dizaine de militants d'ultra-droite (nouvelle fenêtre)France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Manifestation du 24 octobre à Nice : quel rôle l'ultradroite a-t-elle joué dans les affrontements ? (nouvelle fenêtre)France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Des manifestants pacifiques agressés par un groupe d'ultradroite à Nice en marge de la mobilisation du 24 octobre, trois personnes blessées (nouvelle fenêtre)La Dépêche
- Mobilisation du 24 octobre: le parquet de Nice ouvre une enquête contre la mouvance d'ultradroite après l'agression de manifestants https://l.bfmtv.com/jasI (nouvelle fenêtre)@BFMTV
- 🇫🇷 Une enquête a été ouverte après des incidents au cours desquels des manifestants ont été agressés à Nice par des individus susceptibles d’appartenir à la mouvance d’ultra-droite en marge de la mobilisation de samedi, a indiqué dimanche le parquet. ➡️ https://u.afp.com/SyoX (nouvelle fenêtre)@afpfr
- 59 gardes à vue, 15 personnes convoquées devant le tribunal de police, enquête sur les violences aggravées d’un groupe de l’ultra-droite à Nice : on en sait plus sur le bilan judiciaire de la manifestation et violences de samedi https://l.nicematin.com/5k1 (nouvelle fenêtre)@Nice_Matin
- À Nice, aucun commerce dégradé mais trois blessés après des rixes entre manifestants et militants d’ultradroite ➡️ https://l.leparisien.fr/38RE (nouvelle fenêtre)@le_Parisien