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📰 Politique 27 octobre 2026 Bruit 48%

Plus de quarante sociétés de journalistes dénoncent les violences contre des reporters de Mediapart et de Politis au congrès du RN à Orléans

Les 24 et 25 octobre 2026, au congrès du **RN** à Orléans, quatre journalistes de **Mediapart** puis un reporter de Mediapart et un de **Politis** ont été malmenés et sortis de la salle par le service d'ordre, selon Mediapart et la tribune publiée le 27 octobre par une quarantaine de **sociétés de journalistes**. Les unes se partagent : Le Parisien et franceinfo titrent sur des journalistes « brièvement expulsés », Mediapart sur la « brutalité » du service d'ordre, et le RN, par Thomas Ménagé, parle d'« un coup monté » de Mediapart et de l'UEJF.

Plus de quarante sociétés de journalistes dénoncent les violences contre des reporters de Mediapart et de Politis au congrès du RN à Orléans

L'analyse

📌 **FAITS**

• **Samedi 24 octobre 2026** : au congrès du RN à Orléans, quatre journalistes de Mediapart ont été sortis de la salle par le service d'ordre, sous les cris « dehors Mediapart ». L'une a été ceinturée et portée dans un escalier, un autre « à moitié étranglé », deux plaqués contre un mur (Mediapart). Le service de presse du RN s'est excusé et les a laissés revenir.

• **Dimanche 25 octobre** : un reporter de Mediapart qui filmait une action de l'UEJF a été poussé dans un escalier et expulsé, une militante lui lançant « rentrer au bled ». Un journaliste de Politis a été ceinturé et mis dehors après qu'on lui a fait tomber son téléphone.

• **Mardi 27 octobre** : tribune « La presse doit pouvoir travailler librement », publiée par Politis et Libération, signée par une quarantaine de sociétés de journalistes.

📍 **LA VERSION DU RN**

• Le service d'ordre a invoqué la « peur d'un mouvement de foule » (journalistes de TF1 cités par Le Parisien et franceinfo).

• Thomas Ménagé parle d'« un coup monté » de Mediapart et de l'UEJF ; le RN dit avoir porté plainte pour violences en réunion.

❓ **CE QUI N'EST PAS ÉTABLI**

• Aucune plainte des journalistes n'est sourcée ; aucune autorité n'a établi les faits.

Contexte

Les congrès et rassemblements du Rassemblement national (ex-Front National) font régulièrement l'objet de tensions avec les médias d'investigation, marqués par des refus d'accréditations ou des expulsions manu militari.

Pourquoi c'est important

Cette affaire touche au cœur du droit à l'information des citoyens lors des campagnes électorales. Lorsqu'un parti politique interdit physiquement l'accès à ses rassemblements à des rédactions indépendantes, c'est la possibilité pour le public d'accéder à une couverture pluraliste et critique de la vie politique qui est compromise.

Acteurs clés

  • Mediapart — Média d'investigation indépendant
    Quatre de ses journalistes ont été étranglés, plaqués ou expulsés par le service d'ordre.
  • Politis — Hebdomadaire d'information et d'opinion
    Son reporter a été pris à partie, son téléphone frappé et a été expulsé de force.
  • Service d'ordre du RN — Sécurité privée du parti
    A expulsé physique et manu militari les reporters des deux rédactions à plusieurs reprises.
  • Sociétés de Journalistes (SDJ) — Représentants des rédactions françaises
    Dénoncent d'une seule voix les atteintes à la liberté de la presse.

Chiffres clés

  • 4 — Journalistes de Mediapart sortis de la salle le samedi (Mediapart / tribune publiée par Politis)
  • 1 de Mediapart, 1 de Politis — Journalistes sortis le dimanche (Mediapart / tribune publiée par Politis)
  • quarante — Sociétés de journalistes signataires (chapeau de la tribune) (Politis)
  • quarante-quatre — Sociétés de journalistes signataires (annonce de la SDJ de Mediapart) (SDJ de Mediapart (Bluesky))
  • 3 (et 2 agents de sécurité blessés selon le RN) — Personnes « exfiltrées » de la salle le dimanche, selon le RN (Thomas Ménagé sur franceinfo)

Et ensuite

Scénario Tendanciel : Renforcement des dispositifs de sécurité propres aux rédactions lors de la couverture des événements du RN. Scénario de Rupture : Dépôt systématique de plaintes pénales et boycott d'accréditation collectif si les conditions de travail physiques ne sont pas garanties.

Questions fréquentes

Que s'est-il passé au congrès du RN à Orléans ?

Samedi 24 octobre, quatre journalistes de Mediapart ont été sortis de la salle par le service d'ordre : l'une ceinturée et portée dans un escalier, un autre « à moitié étranglé », deux plaqués contre un mur, selon Mediapart. Le service de presse du RN s'est excusé et les a laissés revenir. Dimanche 25, un reporter de Mediapart qui filmait une action de l'UEJF a été poussé dans un escalier et expulsé, et un journaliste de Politis a été ceinturé et mis dehors après qu'on lui a fait tomber son téléphone.

Qui a signé la tribune ?

Des sociétés de journalistes de rédactions comme Mediapart, Politis, Le Monde, Le Figaro, Libération, l'AFP, TF1, BFMTV, Radio France ou France 24, selon la liste publiée par Politis. Le chapeau dit « quarante », la SDJ de Mediapart « quarante-quatre ».

Que dit le RN ?

Selon des journalistes de TF1 cités par Le Parisien et franceinfo, le service d'ordre a justifié l'expulsion du samedi par la « peur d'un mouvement de foule ». Le porte-parole Thomas Ménagé a dénoncé sur franceinfo « un coup monté » de Mediapart et de l'UEJF, et le RN dit avoir porté plainte pour violences en réunion contre des militants de l'UEJF.

Sources

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