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🏔️ International 2 novembre 2026 Bruit 40%

Deux rapports de l'ICCI, dont l'un coordonné avec le PNUE, alertent sur des dégâts « irréversibles » aux glaciers et à la banquise au-delà de 1,5 °C

À une semaine de la **COP31**, deux rapports publiés le **2 novembre 2026** par l'**ICCI** (International Cryosphere Climate Initiative), dont l'un en coordination avec le **PNUE** (programme de l'ONU pour l'environnement), avertissent que dépasser **1,5 °C** causera des pertes souvent **irréversibles** de glaciers, de banquise et de **pergélisol**. Dans un scénario de dépassement prolongé à **2,8 °C**, la montée des mers pourrait atteindre 5 cm par an d'ici 2150, contre 0,45 cm aujourd'hui.

Deux rapports de l'ICCI, dont l'un coordonné avec le PNUE, alertent sur des dégâts « irréversibles » aux glaciers et à la banquise au-delà de 1,5 °C

L'analyse

📌 **FAITS**

- Lundi 2 novembre 2026, l'ICCI (International Cryosphere Climate Initiative) a publié deux rapports scientifiques, dont l'un en coordination avec le PNUE (programme de l'ONU pour l'environnement), consacrés à l'état de la cryosphère (glaciers, banquise, pergélisol).

- Le réchauffement planétaire actuel s'établit à 1,37 °C par rapport à l'ère préindustrielle.

- Selon le réseau européen Copernicus, le franchissement stabilisé du seuil de 1,5 °C est redouté vers 2030.

- La masse glaciaire en Suisse a déjà diminué de 20 % (sur cinq ans selon l'ICCI).

- En août 2026, l'effondrement tragique d'un glacier au Népal a causé plus de 1 500 morts et 5 000 disparus.

📍 **CONTEXTE**

- Les rapports sont publiés exactement une semaine avant l'ouverture de la COP31.

- La température considérée comme sûre pour maintenir la stabilité de la cryosphère se situe autour de 1 °C, un niveau déjà dépassé.

- Même si tous les pays respectaient leurs engagements actuels, le réchauffement atteindrait environ 2,6 °C d'ici 2100, selon un récent rapport de l'ONU cité par l'AFP.

👥 **ACTEURS**

- **L'ICCI et le PNUE (ONU)** : Auteurs des rapports, ils demandent un abaissement rapide des températures mondiales sous le seuil de 1,5 °C.

- **Copernicus** : L'observatoire européen du climat fournit les projections temporelles du réchauffement.

- **Les États signataires** : Pointés du doigt pour le décalage entre leurs engagements climatiques (trajectoire à 2,6 °C) et les objectifs de préservation.

📊 **ENJEUX**

- **Sous-estimation des points de bascule** : En cas de réchauffement prolongé à 2,8 °C, la montée des océans pourrait atteindre 5 cm par an d'ici 2150 (contre 0,45 cm actuellement).

- **Boucle d'amplification CO2** : La fonte du pergélisol risque de libérer annuellement autant de dioxyde de carbone que les émissions actuelles des États-Unis.

- **Inertie glaciaire** : Un retour ultérieur des températures sous 1,5 °C ne permettra pas de reconstituer rapidement les glaces, un processus nécessitant des décennies voire des siècles.

🔮 **PERSPECTIVES**

- Les décisions politiques prises lors des prochaines années et de la COP31 détermineront si le dépassement climatique reste temporaire ou s'il déclenche des dommages irréparables pour les littoraux mondiaux.

Contexte

Tout comme la mobilisation avant l'Accord de Paris de 2015 fixait la cible de 1,5 °C, cette alerte de 2026 intervient alors que 20 % de la masse glaciaire suisse a déjà été définitivement perdue.

Pourquoi c'est important

Ce rapport montre que la montée des mers ne sera pas un phénomène linéaire mais pourrait être multipliée par dix si la glace polaire franchit son point de rupture. Pour les citoyens vivant sur les littoraux ou dépendants de ressources d'eau glaciaires, cela implique des risques accrus d'inondations et de pénuries.

Acteurs clés

  • ICCI et PNUE — International Cryosphere Climate Initiative, en coordination avec le Programme des Nations unies pour l'environnement
    Auteurs des rapports « Overshoot and the Cryosphere » et « State of the Cryosphere 2026 » publiés le 2 novembre 2026
  • James Kirkham — Auteur principal de l'un des rapports (ICCI)
    Plaide pour ramener au plus vite les températures mondiales sous le seuil de 1,5 °C
  • Gunjan Silwal — Chercheur népalais spécialiste des glaciers
    Présente la catastrophe d'août au Népal comme « un avant-goût »
  • Copernicus — Programme européen d'observation de la Terre
    Selon la presse (AFP), estime que le dépassement avéré de 1,5 °C pourrait être atteint vers 2030

Chiffres clés

  • 1,37 °C — Réchauffement mondial actuel (AFP (Le Temps, CNews, Le Figaro))
  • 20 % (sur cinq ans selon l'ICCI) — Masse glaciaire perdue en Suisse (ICCI, State of the Cryosphere 2026)
  • jusqu'à 5 cm par an d'ici 2150 (0,45 cm aujourd'hui) — Montée des mers en cas de dépassement prolongé à 2,8 °C (ICCI via AFP)
  • environ 2,6 °C — Réchauffement d'ici 2100 si les engagements actuels sont tenus (Récent rapport de l'ONU cité par l'AFP (pas les rapports ICCI))
  • vers 2030 — Franchissement durable de 1,5 °C (Copernicus, selon l'AFP)

Et ensuite

Si rien ne change (trajectoire à 2,6 °C), le dégel de la cryosphère entraînera une accélération massive de la hausse du niveau marin dès la seconde moitié du siècle. Dans un scénario de rupture où les émetteurs réduisent drastiquement leurs gaz à effet de serre lors de la COP31, le dépassement de 1,5 °C pourrait être écourté, limitant l'ampleur des effondrements glaciaires.

Questions fréquentes

Pourquoi le seuil de 1,5 °C est-il jugé critique pour les glaciers ?

Au-delà de 1,5 °C, la fonte de la cryosphère franchit des points de bascule irréversibles. La vitesse de dégel s'accélère et la reconstitution des glaces demande ensuite plusieurs siècles.

La température peut-elle repasser sous 1,5 °C après un dépassement ?

Oui, mais selon les rapports de l'ICCI, un retour sous 1,5 °C n'effacera pas les dégâts subis pendant le dépassement : la reconstitution des glaces prendrait des décennies, voire des siècles.

Quel est le risque lié à la fonte du pergélisol ?

Le dégel des sols arctiques peut libérer chaque année dans l'atmosphère autant de CO2 que l'ensemble des émissions annuelles des États-Unis.

Sources

Lire l'analyse complète dans PRISM